Bienvenue à toi, ami Dumézilien!

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Le club journalisme recrute!

La première réunion d’information ayant déjà eue lieu, il est encore temps de nous rejoindre! N’hésitez pas à nous contacter sur la page Facebook du journal ou encore par mail sur whatsupgeorges@gmail.com

N’hésitez pas à réagir à nos articles en commentaire!

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L’équipe du journal souhaite exprimer sa peine et son soutien aux familles et proches des victimes des attaques de Paris.

Dumézil fait sa révolution, haute en couleurs

Les élèves s'expriment

Ce jeudi 26 mai, un vent de rébellion soufflait au dessus de notre lycée. Sur les pelouses ou devant les grilles, Lara Croft et une licorne riaient aux éclats, tandis qu’une indienne et un cheval prenaient un selfie.

De nombreux lycéens, malgré le refus de l’organisation de l’habituelle journée déguisée de la part du proviseur et de l’administration, ont fait le choix de braver l’interdit, dans la bonne humeur. Si quelques débordements ont été remarqué dans l’après-midi, la plupart des lycéens ayant choisi de se déguiser (pour la majorité des Terminales) ont profité de la journée comme ils en avaient l’habitude. Pourtant, en comparaison aux autres années, cet événement avait une saveur un peu plus amère pour certains, ayant été normalement formellement interdit par le lycée, malgré la demande de la MDL (Maison Des Lycéens), pour des raisons de sécurité liées au plan Vigipirate, quoi que nous pourrions penser qu’il s’agissait plutôt d’éviter d’autres débordements.

Mais alors, chers Duméziliens, pourquoi avez vous choisi de vous vêtir de vos plus beaux déguisements malgré tout? Pour la plupart d’entre vous, cette journée déguisée était une sorte de « tradition » que vous n’auriez pu manquer pour rien au monde. « C’est marrant de se déguiser, on a fait la même chose les autres années et on ne voit pas pourquoi on ne le referait pas maintenant ». Pour certains, qui avaient prévu leur déguisement il y a déjà quelques mois, c’était presque « une évidence » de venir ainsi, d’autant plus pour les terminales: « c’est la dernière année où on peut le faire, on profite ».

Mais que penser dans ce cas de la raison officielle de l’interdiction de cette journée? Pour beaucoup, « c’est n’importe quoi », allant même jusqu’à parler d’ « oppression ». « A Paris, où la menace est bien plus importante, ils se déguisent quand même. Le prétexte est ridicule, pourquoi ne pas avoir assumer ce choix de l’interdire par peur des débordements au lieu de nous mentir et de ne prendre pour des idiots? »

Entre deux rires, l’expression de leur colère. Si une partie des Duméziliens ne proteste plus contre la Loi Travail, les lycéens sont tout de même présents pour exprimer leur mécontentement, de façon ludique. Et en cette fin d’année, beaucoup sont déjà nostalgiques des années passées dans l’établissement, malgré la fatigue liée à l’approche des examens. Et vous, vous étiez déguisé?

Quelle réaction pouvons-nous avoir, nous, jeunes lycéens?

Société

Alors que les messages de soutien fusent sur les réseaux sociaux ainsi que les actions de solidarité, nous nous sommes demandés comment nous, jeunes, pouvons réagir et montrer notre unité en ces sombres jours. Bien souvent, le sentiment qui nous ronge est l’impuissance. La réponse que nous pouvons apporter aujourd’hui est simple. Non seulement combattre les amalgames et montrer son soutien aux familles des victimes, mais également continuer à vivre, en gardant en tête que l’amour vaincra toujours la haine. 

Nous avons souhaité vous partager un message venant de l’émission Politiquement Vôtre (podcast produit par Le carnet politique et Radio Londres qui briefe chaque semaine sur l’actualité politique, que nous vous conseillons au passage, puisqu’il est réalisé par de jeunes étudiants et est agréable, clair et concis). Ce dimanche soir, l’équipe a souhaité réagir à sa façon aux terribles attaques de vendredi soir.

“Bonjour à tous. Vous écoutez Politiquement Vôtre.

Toute réaction sonne nécessairement comme dérisoire, inutile, banale. Nous n’avons pas eu à réfléchir bien longtemps: faire un podcast comme nous le faisons toutes les semaines était impossible. Omettre ces évènements, négliger, c’était nier. Nier l’empleur de la tristesse, de la sidération et du désarroi qui nous ont saisi ce vendredi soir, c’était tout simplement impossible. Nous ne reviendrons pas sur les faits, encore flous et inéxpliquables. Nous n’effecturons pas d’analyse, son temps viendra plus tard, mais bien assez vite, clivante et implaquable.

Parler aujourd’hui est justement ce qu’il y avait à faire, justement pour dire qu’il n’y a rien à dire, qu’il n’y a pas de mots. Continuer à faire vivre une société précisément parce qu’ils l’attaquaient, s’unir parce qu’ils cherchaient à nous diviser, trouver une solution parce qu’ils voulaient le chaos. Nous, jeunes, nous voulons être les visages d’une France qui n’a pas peur. D’une France qui vit et d’une France qui vibre. Continuons à vivre, à sortir, à écouter de la musique et à faire l’amour. Il nous restera à inventer l’avenir. Camus écrivait: « Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde ne se défasse. »

A nous, donc, d’être à la hauteur. »

Retrouvez le lien du podcast ici.

D’autre part, nous invitons également à venir habillés en noir afin de respecter une minute de silence symbolisant notre unité fraternelle.

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N’hésitez pas encore une fois, si vous sentez le besoin de vous exprimer, à réagir sur ces événements, dans le respect. Merci d’avance.

Toute l’équipe du journal souhaite exprimer sa tristesse et sa peine, ainsi que son soutien aux familles et proches des victimes.

Alice Deceuninck.

L’avis d’Agathe et de Solène sur: L’année où tout a changé

Le plaisir de lire

L’année où tout à changé, Jill Hucklesby.

« A 13 ans, Amy est championne de natation.

Quand elle ne s’entraîne pas, elle adore danser

sur son lit en chantant, une brosse à cheveux en guise

de micro. Selon elle, un smoothie à la fraise

est ce qui se rapproche le plus du paradis. Surtout

quand elle le partage avec sa meilleure amie, Sophie.

Mais un samedi matin, alors qu’Amy fait du shopping,

sa vie bascule en une seconde. Dès lors, elle devra

se battre pour tout réapprendre : nager, rire,

et même aimer… »

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Alors qu’Amy vient tout juste de battre son record de natation, sa meilleure amie et elle ont un accident. Cette jeune fille de 13 ans se retrouve sans meilleure amie et avec une jambe en moins. Elle passe ses journées à l’hôpital et rencontre Harry, qui souffre d’un cancer, et voit toujours le bon côté de la vie.

Ce livre parle de l’handicap d’une façon réaliste, il montre les différentes épreuves que doit traverser Amy. Sa famille doit alors apprendre à se reconstruire, en repartant sur de nouvelles bases et ainsi recommencer une nouvelle vie en s’adaptant à la situation d’Amy.

A travers ce livre, nous suivons l’évolution d’Amy, ses doutes, ses peurs, son découragement… « Quand on a treize ans, on ne s’attend à devoir un jour ranger sa jambe. » Cependant, ce livre n’est pas que dramatique malgré le sujet grave dont il traite ; il y a aussi des moments plus légers qui rendent cette histoire vraisemblable. Ce roman fait donc  passer un message d’espoir, notamment avec la devise d’Amy : « N’abandonne jamais. Va de l’avant ! »

La critique d’A : Ses personnages sont tous très attachants, même si j’ai une petite préférence pour Harry, qui apporte une touche d’humour à cette histoire, lui qui est toujours là pour remonter le moral d’Amy. La complicité qui lie ces deux personnages est très forte et très belle. Je dirais que j’ai beaucoup aimé le début et la fin du livre, où Amy dresse un portrait d’elle-même de manière détachée, j’ai trouvé cela original comme présentation du personnage et cela permet aussi de voir son évolution. Au début : « Je connais une fille qui fait parfaitement la roue » et à la fin : « Je connais une fille qui fait la roue un peu de travers ». J’ai trouvé la fin très bien faite car elle conclut parfaitement l’histoire d’Amy et en même temps, c’est une fin ouverte où chacun peut imaginer l’avenir de cette jeune fille comme il le souhaite. 

La critique de S: Pour moi, ce livre est comme un appel au secours, on regarde toujours les gens handicapés comme des gens différents, des extraterrestres. Ce livre nous montre que ces personnes traversent beaucoup plus que ce que l’on croit. En effet ils doivent se reconstruire physiquement et psychologiquement. Pour ma part, ce livre a été comme une révélation. Les personnages semblent réels et comme A, j’ai une préférence pour Harry, qui  représente la bonne humeur et l’espoir.

Solène Baron et Agathe Le Saux

365 mots pour la paix

Les élèves s'expriment

Il est six heures et demie du matin et les merdes de chiens ornent déjà le trottoir et le caniveau.
Six heures et demie du matin et le grognement des mitraillettes n’a pas cessé.
Il est six heures et demie du matin sur l’Horloge de notre monde.

Le soleil se lève, feignant une paix certaine. Implacable. Partout dans le monde.
Derrière les collines, à travers les vents, le long des fleuves, sous la roche, s’élève un murmure souffrant. Cette douleur, à la lueur du monde, à l’aube de la vie, souffle, crie, hurle, braille : chalom, slahe, peace, paix !

Ce déchirement. Cette torture. La mienne. La leur. Celle de ces femmes qui, en pleine obscurité, à la lucarne de leur monde, allument les bougies de l’Espoir.

La vie continue, les guerres, les pleurs, les deuils, partout dans le monde et depuis l’arrivée de la race humaine. Nous chassons. Nous tuons. Nous détruisons. Nous ruinons. Nous exterminons.
La vie continue, les mères, les sœurs, qui pleurent.
La vie continue mais l’Horloge est brisée, les temps stagnent.

Il est six heures et demie du matin depuis une éternité et le brouillard ne se dissipe pas. Il nous empêche de voir, il nous empêche d’espérer. Aveuglés, il nous est donné d’entendre. D’entendre et de croire. Abrutis, nous vociférons de vrais mensonges et de fausses vérités.
Tout le monde s’agite. Certains se lèvent. D’autres se couchent. Certains pleurent. D’autres soufflent, crient, hurlent, braillent !
D’autres crèvent.

Il est six heures et demie du matin sur l’Horloge de notre monde.
A vous maintenant : stoppons tout, marchons, mangeons, rions, vivons. Vivons enfin. Vivons tous.

Il est temps d’espérer, de croire et de faire changer les choses. Tous sur la petite aiguille. La force de sept milliards cent vingt-quatre millions cinq cent trente et un mille quatre cent cinquante êtres humains et des poussières.

Il est six heures et demie du matin et là-haut on s’marre. On s’fout de nous. On nous trompe.
Farce puérile, insomniaque, perpétuelle.
Libérons-nous de son emprise. Libérez-vous de cette force soi-disant absolue, toute puissante. L’Homme est plus fort. Plus fort que ça.

Surveillez vos montres, le réveil est programmé pour six heures trente et une.

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La Colombe de la paix, Pablo Picasso (1949).

Anna Tucio

L’instant geek #1 Ces moteurs de recherche trop peu connus

Ecologie, Instant geek

Vous connaissez forcément tous Google. Vous savez, le moteur de recherche que vous venez d’utiliser pour accéder à cette page? C’est aussi une entreprise qui, on peut le dire, a plutôt bien réussi dans la vie. Bah oui, un chiffre d’affaire égale à 66 milliards de dollars en 2014 ce n’est pas rien. On pourrait faire beaucoup de choses avec 66 milliards de dollars, d’autant plus que cette entreprise a beaucoup été controversé (comme toutes les entreprises qui dominent un marché et qui se permettent de faire des bénéfices aussi énormes, cf. Coca-Cola et Mcdonald). En effet, collecte d’informations privées des utilisateurs, promotion de leurs propres services, Google est vraiment un exemple de monopole et écrase le peu de concurrence qu’il a.

Cependant, certains moteurs de recherche essayent de se frayer un chemin tant bien que mal dans ce monde de brute. On peut citer l’exemple de Lilo. Lilo qu’est-ce-que c’est? Un moteur de recherche qui finance des projets sociaux et environnementaux, rien que ça. C’est beau sur le papier mais comment ça fonctionne? En réalité, chaque recherche avec Lilo rapporte de l’argent grâce aux liens commerciaux et fait gagner à l’utilisateur une goutte d’eau. Ces gouttes représentent une monnaie virtuelle (qui a bien une conversion en monnaie réelle) que vous pouvez ensuite reverser à un projet social ou environnemental de votre choix.

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Le point fort de Lilo, c’est que les éléments de votre vie privée que le moteur de recherche assimile ne sont pas commercialisés (coucou Google, Facebook et toute la Silicon Valley!) Je vous laisse découvrir par vous même les projets disponibles actuellement.

Eh, c’est pas génial d’aider des projets sociaux et environnementaux de chez soi?

Psss, askip quelqu’un a glissé un lien juste ci-dessous. C’est le lien vers le site officiel ou vous pourrez encore plus vous renseigner et bien sûr télécharger Lilo qui est une extension qui s’ajoute à google Chrome (encore lui? ) ou Mozzila Firefox. (Attention à ceux qui ont adbloc: faut désactiver le bloqueur (uniquement sur leur domaine) pour que le moteur de recherche puisse tourner.)

http://www.uselilo.org/fr/             Retrouvez la vidéo explicative officielle ICI.

Il existe un autre moteur de recherche assez similaire à Lilo ! Il s’agit d’ecosia qui lui permet de planter de nouveaux arbres partout dans le monde !

Plus d’informations ici : https://www.ecosia.org/

Valentin Sieuw

L’avis de Mathilde sur: Je suis une créature émotionnelle

Le plaisir de lire

«Je suis une créature émotionnelle…», Eve Ensler.

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Aujourd’hui, si vous êtes filles ou femmes du monde, pour rester courageuses et honnêtes envers vos valeurs ainsi que vous-même et faire face aux désirs et aux principes que la société voudrait nous attribué, il est nécessaire de lire l’écrit d’Eve Ensler. Elle écrit ainsi «Je suis une créature émotionnelle.», adressé plus particulièrement aux adolescentes ou aux jeunes adultes qui restent en questionnement face à ce qu’elles sont devenues. Ce livre se situe entre le recueil de poèmes et la pièce de théâtre. Eve Ensler offre un énorme cri de vérité pour des jeunes filles en pleine évolution et parfois une réponse à leurs perpétuelles questions. Il est important de laisser retentir ce hurlement en voie vers la liberté d’expression mais également de sentiments, car nombreuses sont les jeunes filles du monde qui souffrent de châtiments autant morals que physiques. Certaines sont vouées au silence. Le plus tragique est que nombreuses sont celles qui se battent et résistent face aux abominations que la vie leur inflige. On leur apprend ainsi à être dans une «norme sociale», à ne pas être trop intelligente, ni trop bête, ni trop belle, ni trop passionnée, ni trop bienveillante, ni trop égoïste, avoir ni la peau trop claire, ni trop bronzée, il ne faut pas être trop délurée ni trop coincée. Dans cette société, où il faut rester soi-même (dit-on), tu as plutôt intérêt d’être dans la norme. La société a tendance à obliger les femmes à étouffer leurs désirs, leurs passions, leurs pulsions et leurs rêves pour ainsi obéir aux règles que celle-ci inflige.

Malgré que cet ouvrage reste magnifique et montre la réalité de la vie des filles du monde entier, cet écrit stéréotype les réactions et personnalités des hommes de notre époque. Ils ne sont pas tous comme le décrit Eve Ensler. Mais ce n’est qu’un détail. Lisez Je suis une créature émotionnelle, vous pourrez être surpris. Par ailleurs Eve Ensler a écrit d’autres ouvrages pour le théâtre comme Des Mots pour agir, les Monologues du vagin, The Good Body

Mathilde Franceschina

Her – La critique du film par Valentin

Cinéma

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« Her, c’est un peu comme de la grande cuisine, mais au cinéma: ça se déguste. »

Réalisé par Spike Jonze (réalisateur notamment de Max et les Maximonstres, son film le plus récent, et acteur dans Le loup de Wall Street), Her a reçu l’oscar du meilleur scénario original en 2014. En même temps avec un tel synopsis, je ne suis pas étonné:

Synopsis

Los Angeles, dans un futur proche. Theodore Twombly, un homme sensible au caractère complexe, est inconsolable suite à une rupture difficile. Il fait alors l’acquisition d’un programme informatique ultramoderne, capable de s’adapter à la personnalité de chaque utilisateur. En lançant le système, il fait la connaissance de ‘Samantha’, une voix féminine intelligente, intuitive et étonnamment drôle. Les besoins et les désirs de Samantha grandissent et évoluent, tout comme ceux de Theodore, et peu à peu, ils tombent amoureux…

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Installation de l’OS, Theodore va bientôt découvrir ‘Samantha’.

Avec Joaquin Phoenix dans le rôle de Theodore Twombly et Scarlett Joahnson qui interprète la voix de Samantha, Spike Jonze (qui prend son temps entre chacun de ses long-métrages, et il a bien raison) nous propose un scénario de grande qualité. Ce que certains reprochent à ce film, c’est qu’il raconte une histoire d’amour clairement conventionnelle et banale bien s’il essaye de briser les codes de la love story. C’est pourtant cela son intérêt même: présenter l’amour tel qu’il existe réellement, vu sous l’œil pertinent du réalisateur américain.

Theodore, dont le travail consiste en l’écriture de correspondances amoureuses pour d’autres personnes se piège dans sa solitude après un divorce difficile. C’est en faisant l’acquisition d’un OS d’intelligence artificielle qu’il tombe petit à petit amoureux d’une voix, intuitive et drôle répondant au nom de Samantha. Dès le départ, ils semblent faits l’un pour l’autre. Et pourtant, cette relation, que l’on peut quasiment définir d’amour platonique, ne requiert qu’un seul sens: l’ouïe. L’odorat, le goût, la vue et surtout le toucher ne sont pas exploités, bien que Samantha aie la possibilité de voir Théodore et d’interagir avec son environnement à l’aide d’une caméra. Puis on se dit: quelque chose manque. Leur différence se fait peu à peu sentir alors que la trame se déroule, quelque chose d’assez nouveau dans la love story. Ne pas avoir la sensation de toucher, la possibilité de sentir et de voir l’enveloppe corporelle de la personne que l’on aime créant de la frustration.

En réalité, la grande force de ce film réside dans le fait que vous allez vous poser des questions en le voyant, des questions philosophiques. Peut-on concevoir une relation amoureuse stable basé uniquement sur le dialogue? Est-ce que quelque chose qui n’a pas de corps peut vraiment exister? Est-ce-que les sentiments de Samantha sont réels, ou est-ce seulement de l’ordre de la programmation? Serait-ce plus intéressant d’avoir des relations sociales avec un OS qu’avec des êtres humains, en fin de compte? Amenant à la question embarrassante: Qu’est-ce qu’aimer?

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Her renouvelle le drame romantique. On pourrait croire que l’ennui va nous gagner mais cela s’avère loin de la réalité, le film est prenant; beau du début à la fin. On apprécie ce futur proche utopique et son aspect réaliste, toutes ces couleurs magnifiques, cet aspect bonbon et doux. Ce n’est pas du tout agressif pour l’œil, au contraire, ce côté futuriste et vintage à la fois est très agréable à regarder. On aime son esprit contemplatif avec ses longs plans sur le personnage principal et sur les décors d’un Los Angeles transformé. On se surprend à verser parfois une larme et on savoure les moments de rires et de joie.

Ce film m’a fait changer d’avis sur la vision de l’amour car il va encore plus loin que tout les autres que j’ai pu voir. Je me suis dit après avoir vu le film « J’ai regardé un mec seul, incapable de réellement s’engager, tomber amoureux d’une intelligence artificiel et je ne me suis pas fait chier! ». J’ai même approuvé cet amour alors que ça n’aurait pas été le cas si je l’avais simplement lu sur le papier. Her, ce sont les relations humaines posées dans le cadre d’un futur idéalisé et un réel apprentissage sur l’humanité et sa complexité.

Enfin, je dirai que l’écriture de cette critique était extrêmement difficile. Elle n’est pas complète car j’ai énormément de mal à poser des mots sur cet excellent film. Mais il y a une chose que je peux dire avec assurance: Allez le voir!

Valentin Sieuw

Retrouvez sa critique ici.

La vague bleue

Ecologie

Vous pensiez que nous allions vous parler de surf, de la plage ?
Eh bien non, pas du tout  (mais c’est quand même intéressant donc continuez à lire )!

Vous avez sûrement remarqué (ou pas!) les petites boîtes en carton bleues errant dans les salles de classe, délaissées de tous et vous pensez qu’elles ne servent strictement à rien ?…

                                                                                 FAUX !

Il ne faut pas se fier aux apparences, ces petites boîtes sauveront la planète si vous les utilisez et nous vous expliquons pourquoi.
Non non ne partez pas, on commençait juste à s’amuser !

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Comme vous l’avez sûrement deviné, ces boîtes servent à recycler vos feuilles de brouillon pour qu’elles puissent être réutilisées par la suite.
Alors, pourquoi les utiliser ?
-Parce que le bleu c’est joli!
Non, plus sérieusement,
-Parce qu’il est important de préserver les ressources de la planète.
-Parce que ça ne vous coûte rien bande de flemmards !
-Parce que vous servirez enfin à quelque chose.
-Parce que vous tenez aux arbres de Dum Dum.
-Parce que vous avez toujours besoin d’une feuille (euh…pour écrire !)
-Parce que c’est une bonne action.

Vous aussi, devenez les super héros du quotidien !

L. Langlois, M. Simsek, L.M

You said strange

Musique

«Je n’ai jamais cherché à être bizarre. C’est toujours les autres qui m’ont qualifié de bizarre.» nous disait le célèbre Frank Zappa. De même, le groupe « You said strange » pourrait, comme son nom l’indique, être qualifié d’étrange, de décalé, de psyché (à juste titre) mais son étrangeté n’a d’égal que son talent. Du Rock psyché, une voix incroyable qui vous retourne le cerveau, une instru dont vous vibrerez encore des heures après le concert mais surtout, surtout ! Du Rock normand bien de chez nous puisqu’ils viennent du berceau de l’impressionnisme et de Rock in The Barn: Giverny. Paul, Eliot, Matthieu, Martin et Riggi(pour certains anciens de Dumézil); cinq virtuoses du psyché qui ont de l’énergie à revendre.

Ayant moi-même été devant les baffles (mon tympan droit s’en souvient encore), je me porte garant de la puissance, de la passion et du zèle qu’ils mettent à ensorceler leur public. Je pense utiliser le terme « ensorceler » à juste titre puisque, jetant un œil au public, ce dernier semblait être dans quelque transe musicale; remuant la tête et ne pouvant détacher ses yeux de ces ensorcelerockers. Dès leur entrée en scène, l’ambiance se voit transformée. Leur démarche singulière et leur énergie positive irradient le public tel un soleil psychédélique. Le trac ? Qui a parlé de trac ? Pour citer Riggi quelques minutes avant le concert : « C’est cool ! ».

Que dire de plus ? Ils viennent de sortir leur premier E.P et rentrent juste d’une tournée autour de la France (pendant que nous trimons à Dumdum’). You said strange, enfin un groupe jouant pour l’amour du son et non des sous ; enfin des textes recherchés et variés ; enfin du Rock ! Je vous invite à aller écouter leurs titres sur youtube ou deezer ; voire même acheter leur EP. Et, si vous les aimez , ce dont je ne doute pas, allez écouter un groupe londonien nommé « Black market karma » qui leur apportèrent une aide précieuse dans l’enregistrement de leurs morceaux (thank you Stanley Belton!) et dont les sept albums sont disponibles en téléchargement gratuit sur leur site. Vous ne serez pas déçus !

Sur ce, je vous souhaite une bonne écoute et vous rappelle qu’ils organisent « Rock in the Barn », n’en déplaise à Monet, à Giverny comme chaque année en Septembre (thank you Martin!).
Vive le rock, vive la ferme de Grande-île, vive You said strange, qui ne rendent que plus majestueux notre petit Soleil normand !

Paul Kacher

ON LEUR A DEMANDE: LEUR RESSENTI #1

Non classé

La classe de seconde européenne allemande de l’année 2014-2015 a accueilli, du 9 mars au 29 mars, dans notre lycée, 29 correspondants. Nous en avons profité pour les interroger brièvement, dès leur arrivée, sur leur première impression.

La plupart ont trouvé que nous mangeons très sainement, tout de même un peu trop selon eux. Lisa est tombée littéralement sous le charme de la tartiflette, elle n’avait que ce mot à la bouche ! Ils ont tous été impressionnés par la taille de notre lycée, et surtout, ils nous ont tous semblé choqués sur le fait que nous mangeons notre petit déjeuner sans assiette, ou encore que certains boivent leur café dans un bol. Bien sûr, la bise que nous nous faisons pour nous dire bonjour les amuse énormément. Lors de leurs premières heures aux lycées, ils ont été surpris de voir autant de monde fumer, et ceux ayant participé à un cours d’anglais ont trouvé le niveau très simple. Au niveau de la langue, la plupart s’accorde pour dire que le français est plutôt dur à apprendre : pour parler, ils se débrouillent plutôt bien (on a d’ailleurs été très impressionné d’apprendre que la majorité n’apprenait le français que depuis 4 ans), mais au niveau de la compréhension, beaucoup avouent que nous sommes durs à suivre. Le week-end de leur arrivée, la majorité des élèves ont emmené leurs correspondants faire du lasergame et du bowling, ils ont tous vraiment bien apprécié l’ambiance.

Suzanne Walter est professeur de français dans leur lycée, en Allemagne. Depuis de nombreuses années, elle fait partie de cet échange. Selon elle, « le programme est très varié » et ce qu’elle trouve intéressant, c’est que « le but de l’échange est que les élèves trouvent eux même les moyens de se faire comprendre. Ils ont la liberté de pratiquer sans être jugé, d’essayer sans avoir peur ». Nous avons profité d’avoir quelques jeunes allemands devant nous pour leur demander quelles célébrités françaises ils connaissaient bien. Les noms qui revenaient souvent étaient alors ceux de Stromae (oui bon, on leur pardonne, la France, la Belgique… Ce n’est pas très loin), Zaz, Carla Bruni, Amel Bent ou encore Omar Sy. Quant aux films, peu d’entre eux avaient quelques titres à nous offrir, à part « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain » et « Ratatouille ». En tout cas, ça nous a fait très plaisir et beaucoup rire d’avoir ce petit échange avec eux ! En espérant que le reste de leur séjour se soit bien bien déroulé, et qu’ils gardent un bon souvenir de leur passage à Dumézil.

Alice Deceuninck